Huaraz et la Cordillera Blanca

Depuis le bus de Chimbote à Huaraz, on passe le col Callan Punta à 4250 mètres d’altitude et là je prends une grosse claque en apercevant la Cordillera Blanca depuis la Cordillera Negra. La vue est splendide même depuis le bus. Ça a été décisif dans ma manière d’appréhender la suite de mon voyage. Pour moi, il n’est pas question de devoir choisir entre trek et vélo, c’est décidé, je ferai les deux !

Arrivée à Huaraz, j’ai déjà passé plus de la moitié de mon séjour en Amérique du Sud. Il est donc temps pour moi de faire un point sur la suite de mon voyage. Je décide de privilégier la montagne et la piste à travers les Andes. Et passer du temps dans le Parc de Huascaran signifie avant tout faire une croix sur d’autres choses. Je ferai donc l’impasse sur le Machu Pichu mais aussi sur le Chili et l’Argentine malgré mes projets initiaux. Il serait trop dommage de ne pas passer du temps dans les montagnes enneigées du Parc de Huascarán où se situe la Cordillera Blanca.

Le parc de Huascaran à vélo

Pour profiter de la partie centrale du parc à vélo, je décide de faire une boucle entre Yungay, Yanama, Chacas et Carhuaz. Le tout fait environ 240 kilomètres dont la moitié sur de la piste de terre et de pierre. Et ça tombe bien car c’est aussi l’occasion pour moi de me préparer pour ce que je compte faire les deux mois à venir, c’est-à-dire des kilomètres de pistes en altitude. Comme je reste plusieurs nuits à Huaraz, je laisse une partie de mes affaires afin de ne pas partir trop chargé inutilement.

Dès le village de Yungay, j’attaque la piste, j’entre dans le parc Huascarán et longe les Lagunas Warmicocha et Orkoncocha. Je dors en bivouac de Llanganuco où j’espère retrouver un cycliste japonais croisé à Yungay mais ce dernier n’arrivera pas. Durant la nuit, un bruit me réveille vers minuit, je sors de ma tente et je découvre mon vélo par terre. Je suis certain que quelqu’un a essayé de me voler mon vélo lors de ce premier bivouac. Heureusement, je l’avais attaché à la tente mais je suis quitte pour un avertissement. Il est assez connu qu’il y a des vols sur les campements le long de treks surtout à proximité des villages, je dois donc rester vigilant.

Laguna Warmicocha
Laguna Warmicocha

Plus on s’approche du col et plus la montée est difficile. Mais une fois arrivée au col de Llanganuco la fatigue est vite oubliée et les efforts sont récompensés par une vue incroyable.

Chopicalqui, Huascarán Norte et Huascarán Sur
Chopicalqui, Huascarán Norte et Huascarán Sur

J’avais prévu de ne dormir qu’en bivouac durant ces quelques jours mais ma première nuit m’a un peu inquiété pour la suite. Alors que je cherchais un emplacement proche d’une ferme à la tombée de la nuit, les employés de la batisse me proposent de dormir avec eux en dortoir et m’offrent le soupé du soir. C’est idéal après une grosse journée et surtout je m’y sens en sécurité.

Le reste de mes étapes est un peu plus simple et je prends vraiment du plaisir à parcourir le parc, le ciel est d’un bleu éclatant et la descente avant de rejoindre la route qui mène à Chacas me réjouit. J’y traverse de petits villages où chaque personne que je croise mène au moins un animal : cochon, âne, mouton ou vache. Ces villages au pied des montagnes et des glaciers ne manquent pas d’eau puisqu’ils sont alimentés en permanence par de petits ruiseaux qui coulent jusqu’au fin de la vallée. Des Péruviens rencontrés lorsque je rejoins la route insistaient sur la dangerosité de dormir en bivouac mais je pose malgré tout ma tente isolée à quelques kilomètres du dernier col dans un champ de vaches. La nuit n’est pas de tout repos car l’une des vaches attirée par le sel de la sueur sur ma selle et mon guidon n’a de cesse de les lécher et le bruit (et l’idée d’avoir mes équipements pleins de bave) m’empêche de dormir, je devrais me relever plusieurs fois dans la nuit pour la faire fuir !

Le passage du dernier col n’en est pas vraiment un puisqu’il y a un tunnel qui est a été construit et ce tunnel sera aussi pour moi une sacré inquiétude. Je rentre d’abord sans éclairage mais ressors aussi tôt et mets ma lampe frontale. Là où je ne suis pas serein c’est que le tunnel est rempli de stalactites et je prie pour ne pas m’en prendre une dessus. En effet, on passe à plus de 4700 mètres et j’imagine que la fraicheur de la nuit combinée aux fuites d’eau dans le tunnel crée facilement ces morceaux de glace de près d’un mètre. A la sortie du tunnel, je croise un Polonais que j’avais déjà croisé en Colombie. Ce dernier avait l’intention de passer par le col Punta Olimpica par l’ancienne piste à plus de 4900 mètres d’altitude mais il n’est pas en forme et prend le tunnel.

Durant mes quatre jours à vélo, je n’ai jamais croisé autant de cyclo-voyageurs que dans le parc de Huascarán. J’ai même l’occasion de croiser deux fois un Français à deux semaines d’intervalle. Il faut dire que les paysages sont magnifiques et que les itinéraires sont multiples et la circulation est peu importante une fois passés les départs des treks.

Cyclistes polonais croisés dans la descente du col de Llanganuco
Cyclistes polonais croisés dans la descente du col de Llanganuco

Ces quelques jours à vélo sont aussi pour moi une manière de préparer le trek d’une semaine à venir. J’essaie de trouver une alimentation matin/midi/soir qui me convienne en terme de quantité et d’énergie sans que cela ne pèse trop.

Le parc de Huascaran à pieds

J’avais vraiment envie de faire un trek de plusieurs jours à travers la Cordillera Blanca et j’avais envie de quelque chose de plus engagé que le Santa Cruz que de nombreux touristes font. Je décide donc de parcourir l’itinéraire Cedros de Alpamayo qui combine une partie du fameux trek Santa Cruz et du trek Alpamayo. Malgré tout, j’appréhendais assez le trek notamment par rapport à la gestion de la nourriture pour une semaine en autonomie. J’ai déjà quelques expériences de trek avec porteurs ou de randonnées d’une semaine mais jamais en autonomie complète. Au départ, je ne prévois aucune étape, je sais simplement que le tour fait entre 120 et 130 kilomètres et que mon pote Johannes croisé à la casa del ciclista de Tumbaco l’a fait en 5 jours et que le Lonely Planet le donne pour une dizaine de jours. Je pense donc pouvoir le faire en 8 jours. Je prends donc 8 jours de nourriture que je rationne.

Au niveau de la nourriture, je trouve à peu près ce qui me convient. Le petit déjeuner se compose d’avoine préparé avec du lait en poudre et mélangé avec un peu de manjar blanco ou ducle de leche, sorte de caramel au lait et de quelques biscuits. Au début, je mélangeais l’avoine avec du quinoa mais le quinoa est aussi long à cuire que le riz et finalement, il ressortait comme il rentrait… Pour mon déjeuner, je me contente de de sandwichs de pains de mie complet avec du thon ou du jambon et du fromage que je complète avec quelques fèves salées et cacahuètes sucrées en guise de dessert. Enfin, mon dîner se restreint à un paquet de nouilles chinoises qui remplit plus le ventre qu’il ne nourrit. On ne peut pas dire que je me régale vraiment mais c’est suffisant finalement.

La première partie emprunte les trois quarts du Santa Cruz qui est très fréquenté par les touristes qui veulent faire un trek de 3 à 4 jours. Quant à la seconde partie, elle est beaucoup plus sauvage car je n’y croiserai presque personne et aussi plus authentique car l’on passe quelques minuscules villages où l’on rencontre quelques habitants mais sans pour autant pouvoir se ravitailler.

Les premiers jours me donnent raison d’avoir choisi un trek plus long, le temps n’est pas top. Il pleut le soir en arrivant au campement Sud de l’Alpamayo et le lendemain c’est encore pire puisqu’il grêle lors de ma montée dans le col Punta Unión. Heureusement, le ciel se dégage au fur et à mesure jusqu’à ne plus avoir de nuage lors des dernières journées.

Descente depuis le col Punta Unión
Descente depuis le col Punta Unión

Le trek révolutionne ma manière de m’alimenter et surtout j’envisage  plus sereinement l’itinérance en bivouacs pendant plusieurs jours sans ravitaillement. En effet, j’apprends beaucoup du trek et pas que de la nourriture. Lors de mon premier bivouac, j’ai un problème avec mon réchaud et demande donc aux porteurs s’ils peuvent me faire chauffer de l’eau. Le lendemain matin, un guide m’aidera avec mon réchaud et finira par me prêter le sien mais surtout il me conseillera d’utiliser de la bensina qui est de l’essence plus pure. A mon retour à Huaraz, j’en achèterai et à partir de ce moment-là, je n’aurai plus de problème alors que j’en avais régulièrement. Ce genre de petites astuces mises bout à bout simplifient grandement l’itinérance.

Lors de mon troisième bivouac, je plante ma tente près d’un groupe d’Américains qui randonnent avec guides et porteurs une dizaine de jours. Les enfants du village à quelques centaines de mètres de là viennent évidemment nous voir pour demander des bonbons ou autre, plus par réflex que par envie probablement. De mon côté, il n’est pas question de partager mes rations avec les enfants alors qu’ils ne manquent de rien. Je leur propose donc d’aller voir les Américains qui seront probablement plus généreux. En effet, ces deniers leur donnent des bonbons et lorsque les enfants reviendront me voir cuisiner, ils m’en proposeront quelques uns. Je trouve ça touchant car ils savent aussi partager.

Enrique et son cochon au campement de Jancacucho
Enrique et son cochon au campement de Jancacucho

Le lendemain, c’est dimanche et les enfants ne vont pas à l’école alors rapidement les enfants retournent au campement pour réclamer des friandises et c’est alors qu’une Américaine organise un grand ramassage des déchets en échange de quelques bonbons, stylos et cordes à sauter. Je ne suis pas persuadé que ça soit une bonne idée de donner des choses aux enfants mais au moins la zone de bivouac sera propre pour quelques temps…

Ramassage des déchets sur le campement de Jancacucho
Ramassage des déchets sur le campement de Jancacucho

Les enfants ne sont pas les seuls à mendier. Quelques jours plus tard, je passe à travers ce qui est noté comme un « village » mais qui est en réalité constitué de deux maisons de terre et de paille distantes de 500 mètres, perdues à la fin d’une piste qui termine au pied des montagnes. À côté d’une maison, j’aperçois un homme en train de tisser que l’on nommera « le mec aux lamas » puisqu’il a un élevage de lamas ou d’alpagas. Je discute avec lui pour savoir ce qu’il fait et avec quels produits et rapidement il me montre qu’il n’a pas de chaussettes et me demande si je ne peux pas lui en donner une paire. Je lui explique que je n’ai qu’une paire et que je m’en sers déjà (et vue l’odeur, ça serait pas vraiment un cadeau). Le mec aux lamas me dit qu’il a vu un randonneur passé une heure avant moi. Deux jours plus tard, je rattrape Antoine, un Belge, avec qui on discute justement du mec au lamas. J’apprends alors qu’il lui a offert une paire de chaussettes puisqu’il en avait trois. Par contre, le mec aux lamas ne les avaient pas mises et ça ne l’empêchait pas de m’en réclamer une autre paire. Peut-être que ça n’était pas sa taille finalement ou qu’il collectionne simplement les chaussettes des randonneurs, on ne le saura jamais. Sa fille, elle, voulait du chocolat, je la régalerai d’un paquet de raisins secs entamé. Au final, on comprend tout à fait que les habitants de ces villages reculés demandent quelque chose aux randonneurs qui passent car ils sont isolés et vivent quand même très modestement alors qui n’aurait pas envie d’un bon morceau de chocolat ?

Le mec aux lamas qui tisse un tapis
Le mec aux lamas qui tisse un tapis

Si les muscles ne travaillent pas de la même manière en marchant qu’en pédalant, je me sens tout autant fatigué à la fin des journées mais c’est une bonne fatigue. Globalement, les ascensions des cols sont toujours une épreuve difficile, je suis essouflé et mes jambes chauffent. Malgré tout, je trouve cela un peu moins difficile qu’à vélo car je peux plus facilement ralentir le rythme alors qu’à vélo, une fois que j’ai le plus petit développement, je ne peux pas ralentir plus. La randonnée avec le poids du sac est quand même plus traumatisante que le vélo. Le sac me tire sur les épaules et appuie sur les hanches et après une semaine, j’en ressens quelques séquelles qui disparaissent en quelques jours. Néanmoins, c’est toujours moins violent qu’une chute à vélo…

Le trek est aussi pour moi l’occasion de déconnecter complètement : plus d’Internet, plus de messages à la famille ou aux amis, plus d’informations du monde extérieur. Le temps semble pourtant passer très vite car mes journées sont bien remplies : petit déjeuner, rangement du campement, marche, déploiement du campement, dîner. Je marche le plus longtemps possible en général et cela ne laisse pas le temps de m’ennuyer. Au contraire, je cours parfois contre le soleil pour pouvoir poser ma tente avant la tombée de la nuit dans un bon spot. J’ai le temps de penser à beaucoup de choses en marchant et je trouve cela agréable de pouvoir se concentrer sur ce qu’on vit et de mettre de côté ce qui se passe ailleurs pendant un temps.

La fin du trek et le bivouac à la Laguna Cullicocha sont vraiment le clou du spectacle. J’espérais revoir une dernière fois les sommets enneigés en descendant du dernier col et j’ai été plus que satisfait avec une vue sur le Santa Cruz que je n’avais pas eu au départ.

Laguna Cullicocha et Santa Cruz à droite
Laguna Cullicocha et Santa Cruz à droite

La dernière journée, je marche avec Antoine et on finira notre trek dans les eaux thermales de Conay et ça fait du bien ! Aux thermes, il y a deux Péruviens ; l’un d’eux est un fan de foot et veut me raconter les matchs de l’équipe de France lors de l’Euro. Ayant quitté Huaraz la veille de la demi-finale France-Allemagne, je ne connais absolument pas le résultat et il insiste pour me donner les informations. C’est le début du retour à la connexion au monde extérieur.

Huaraz

Huaraz est le point de départ dans la Cordillère Blanche et à force d’y passer du temps entre mes aller-retours, je finis par y prendre mes marques.

Rue de Huaraz
Rue de Huaraz

Cette ville m’a fait un très bon effet notamment parce que j’y ai pris mes marques et passé assez de temps. J’aime faire les courses au marché et y déjeuner, il y règne une certaine effervescence avec les restaurants qui alpaguent les clients en criant la liste des plats du menu. Tous proposent la même chose mais certains restaurants sont complément vides alors que d’autres font le plein.

Espace restauration dans le marché central de Huaraz
Espace restauration dans le marché central de Huaraz

A Huaraz, je profite de faire une lessive, de faire recoudre mon collant, réparer mes chaussures, faire quelques courses et aussi de me peser. En deux mois, j’ai perdu plus de 10 kilos selon la balance de la dame dans la rue. Je ne ressens pas avoir perdu autant de poids mais physiquement je me sens bien.

Je rencontre pas mal de voyageurs à l’auberge et certains font un voyage assez atypique comme Adrien et Alejandra qui voyagent autour du speed-flying.  Il s’agit de gravir les montagnes et de les redescendre avec une petite voile de parapente et ça envoie du gros !

Glacier de Pastoruri

Après plus d’une dizaine de jours sans pédaler, j’ai du mal à repartir à vélo et la reprise est très compliquée. J’ai l’impression que mon vélo est plus lourd qu’en arrivant à Huaraz.

Je fais un dernier tour dans le Parc avant l’expiration de mon billet et c’est l’occasion de voir le glacier de Pastoruri qui fond de manière critique depuis quelques décennies. Lorsqu’on voit les images entre aujourd’hui et plusieurs années auparavant, on s’imagine qu’il ne restera plus rien dans peu de temps.

Glacier Pastoruri
Glacier Pastoruri

Pour profiter dans les meilleures conditions, je m’arrange pour dormir proche du glacier de manière à y aller à la première heure le lendemain matin. Malheureusement, le terrain est assez compliqué pour que je puisse planter ma tente convenablement. Comme souvent, les Péruviens sont très sympathiques une fois la glace brisée : deux femmes tiennent chacune un kiosque où elles vendent à manger ou des vêtements type bonnets, gants ou louent même des vestes pour les touristes qui auraient oublié qu’il fait moins de 0°C à plus de 5000 mètres d’altitude. Après discussion, elles me proposent de m’installer dans un des kiosques vides. Ça me plait de rester à l’abri du vent et de gagner du temps sur le rangement de la tente le lendemain matin.

Cuisinère dans un kiosque sur le parking du glacier Pastoruri
Cuisinère dans un kiosque sur le parking du glacier Pastoruri

Histoire de me tenir compagnie, deux couples de cyclo-voyageurs arrivent un peu avant la tombée de la nuit. Si je pensais en avoir bavé dans la montée, je me rends compte que je m’en suis bien sorti car les deux filles sont malades et tous iront rapidement se coucher après une journée qui fut encore plus épuisante pour eux.

Le spectacle d’un coucher de soleil sur les montagnes en face est de toute beauté et prometteur pour la visite du glacier.

Coucher de soleil depuis le parking du glacier Pastoruri
Coucher de soleil depuis le parking du glacier Pastoruri

Le lendemain matin, je vais me promener plusieurs heures autour du glacier pour l’admirer et profiter aussi de la vue sur les montagnes et les lacs environnants qui sont sublimes.

Lac en contre-bas du glacier Pastoruri
Lac en contre-bas du glacier Pastoruri

Au départ du glacier et en resdescendant de l’autre côté, les paysages sont encore plus beaux. Et pour ne rien gâcher, la piste est plus tranquille et plus facile. Je revois d’ailleurs, Nicolas, cyclo-voyageur français, que j’avais rencontré deux semaine auparavant à vélo et avec qui j’avais échangé quelques messages entre temps.

Vue en sortant du parc Huascarán après le glacier Pastoruri
Vue en sortant du parc Huascarán après le glacier Pastoruri

 

11 thoughts on “Huaraz et la Cordillera Blanca

  1. Bonjour et merci pour ce retour 😉 !
    Au début de ton récit, tu dis que les péruviens insistaient sur la dangerosité de dormir en bivouac. Pourquoi ? As-tu ressenti un danger ?
    Merci
    Seb

    1. Bonjour Natoli,

      Le danger est surtout le vol. Il arrive fréquemment que les touristes se fassent voler des affaires durant une nuit en bivouac. La famille de L’Odyssée Andine (http://www.cordillere-andes.com) a fait l’expérience lors d’un trek dans la Cordillère Huayhuash (eux ou des gens qui étaient avec eux je ne sais plus exactement).
      Lors de mon premier bivouac dans le Parc de Huascaran, je pense que quelqu’un avait essayé de me voler mon vélo que j’avais pris le soin d’attacher à la tente.

      A part cela, je ne me suis jamais senti en danger au Pérou même sur la route. Les Péruviens klaxonnent énormément, c’est assez désagréable mais ça n’est pas trop dangereux sur les axes secondaires.

      Globalement, je ne me suis pas senti moins en sécurité dans les pays où j’étais en Amérique du Sud qu’en France.
      Il ne faut surtout pas que les questions d’insécurité t’empêchent de partir.

      Si tu veux en voir un peu plus, j’ai également fait un petit film sur le Pérou et la Bolivie :

      1. Merci pour ta réponse et ce petit film aux paysages à couper le souffle ! T’es un puriste : tas mixé vélo et trek ! chapeau bas !
        De mon cote je prépare actuellement un voyage à vélo en amérique du sud, dans le meme etat d’esprit que celui que tu as fait. Je voyage depuis qqs années à vélo, d’abord route, puis maintenant principalement pistes, en mode bikepacking. Du coup, mon intéret s’est tourné naturellement vers la cordillere des andes 😉 !
        J’aurais quelques questions un peu générales à te poser, histoire de me projeter un peu. Ca ne te derange pas ?
        Merci, Seb

  2. Salut Anthony,

    Déjà bientôt 5 mois et le retour pour le transfert.
    Franchement bravo pour tout ce parcours et ton organisation sans faille jusqu’au point d’avoir planifié ton court retour en France à la date de l’inauguration des Grandes Ventes le Samedi 17 Septembre à 10h00.
    A bientôt

    1. Salut Alexis,
      Ton message m’a bien fait rire. D’autant plus qu’en fin de voyage, j’ai bien du mal à tenir mon planning prévisionnel. Comme sur nos chantiers, je suis victime de pas mal d’aléas, pas toujours évidents à anticiper ;-).
      En ce moment, je suis en Bolivie et j’en profite en même temps pour faire un peu de prospection. En même temps que je parcours les pistes boliviennes et que je cherche à remplir mes bouteilles, j’établis la liste des villages qui auraient besoin d’une usine d’eau potable. Entre La Paz et Charaña à la frontière chilienne, il y a déjà Vichaya et Achiri qui ont besoin de nous. Le premier ne dispose que d’un cours d’eau salé et le second ne met en route une pompe de forage que les lundis et les mercredis manque de chance, j’y suis passé un dimanche… Je te laisse voir avec notre nouveau directeur d’agence si ces opportunités lui semble intéressantes.
      Tu crois qu’il y aura quelque chose à manger à l’inauguration ?

  3. Wouaaaaah !!
    Alors là tu fais vraiment plaisir à tes fidèles « seguidores ».
    Ce post est simplement au top niveau. Les sommets, les lacs, les vallées, le glacier, le coucher de soleil, les gamins, les instants campings, les instants « comida », tu m’as fait grave voyager.
    Tu m’as presque donné envie de faire du ciclotourisme… c’était sans compter sur la photo de la tente recouverre de givre.
    En tout cas, ça fait plaisir de voir que tu te fais plaisir; et surtout que tu as retrouvés la patate de Tony Montana !!
    Sinon je peux te confirmer que sur les photos tu as vraiment l’air d’avoir perdu du poids. Et c’était pas du luxe 🙂
    Continue de nous faire rêver jeune homme !!
    Bonne route !
    Tcho !

    1. Je suis content que ce post t’es permis de voyager un peu. N’aies pas peur pour le froid, je l’ai toujours bien géré. Dans le Parc de Huascarán, il n’a jamais fait trop froid (à mes altitudes de bivouac), -5 ou -6°C extérieur.
      Je suis en Bolivie pour finir mon voyage en Amérique du Sud et il devrait faire plus froid la nuit, du coup, j’ai acheté un second sac de couchage.
      Apparemment, j’ai perdu une dizaine de kilos et je pense que ça me va mieux. A la fin de la Bolivie, je devrais en avoir perdu encore un peu .
      A bientôt,

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