Bangkok, la ville qui ne dort jamais

Avant d’arriver à Bangkok, j’étais rempli d’enthousiasme et j’avais envie d’y faire plein de choses mais j’ai déchanté petit à petit car la mégalopole a aussi et surtout ses travers. À proprement dit, ça n’est clairement pas une belle ville même si elle dispose de nombreux monuments et temples. Afin d’éviter de circuler dans les embouteillages et la pollution de Bangkok, nous avions fait le choix de nous y rendre en train et si j’avais l’intention d’en sortir à vélo pour vivre cette expérience, j’ai assez vite changé d’avis.

Une escale technologique

Comme à chaque passage par une grande ville, c’est l’occasion de réaliser des tâches purement logistiques : faire nos visas pour le Vietnam, racheter un nouveau smartphone pour Alexia car le sien a rendu l’âme et faire réparer l’écran de mon appareil photo. Avant d’arriver à Bangkok, j’avais pris le soin de contacter Panasonic Thailand par Facebook pour savoir où je pourrais faire réparer l’écran de mon appareil photo. À ma grande surprise, cela a pu être fait au siège en un temps record et en déjouant les pronostics pessimistes d’Alexia. Le défi consistait surtout à se rendre là-bas car malgré les itinéraires calculés par Google Maps, certains bus n’arrivaient jamais. Il nous a donc fallu sauter dans des bus au hasard en espérant qu’ils aillent dans la bonne direction.

Alexia hésite à faire confiance au vendeur
Alexia hésite à faire confiance au vendeur

Bangkok sans les vélos

Nous arrivons seulement quelques jours après la mort du roi, Rama IX et certaines attractions touristiques en sont affectées. Par exemple, nous ne pouvons pas assister à un combat de Muay Thaï car les deux stades de la ville sont en deuil pour un mois. Dans les rues, des gens distribuent régulièrement de la nourriture ou de l’eau gratuitement, ou encore proposent des courses de taxi-motos gratuites. On est surpris par ce manège mais nous en profitons quelques fois. On suppose néanmoins que cela est lié à la mort du roi sans comprendre réellement la raison.

Si nous délaissons les vélos pour quelques jours, nous essayons en revanche presque tous les moyens de transport de la ville : à pied, en bus, en taxi, en tuk-tuk, en métro sous-terrain, en métro aérien ou encore bateau. Chaque moyen de transport reflète une facette différence de Bangkok, du bus bondé au tuk-tuk aux tarifs plus chers que les taxis, les bateaux desquels il faut être rapide pour en sortir sans tomber… Dans cet énorme bazare, nous sommes étonné de voir les gens faire la queue pour monter dans les rames de métro, une organisation qui pourrait servir d’exemple à la RATP…

Une virée en tuk-tuk
Une virée en tuk-tuk

L’une des choses que j’apprécie à Bangkok, c’est qu’on trouve de nombreux stands de street food un peu plus variés que ce qu’on avait vu jusque-là et surtout on trouve plein de stands qui préparent des jus de fruit frais. Après l’Amérique du Sud où j’en trouvais régulièrement dans les petites villes, cela me manquait en arrivant en Thaïlande. Consommer un à deux jus devient rapidement notre péché mignon pour plusieurs jours.

Confection de jus à Chinatown
Confection de jus à Chinatown

Après plusieurs semaines à pédaler, je pensais que notre séjour à Bangkok nous permettrait aussi de nous reposer. C’était sans compter le bruit incessant, la pollution, la moiteur du climat et la fatigue qu’on accumule en se déplaçant dans une grande ville. Nous n’avions plus l’habitude de ça et cela nous a motivé à trouver des activités au frais et au calme pour entrecouper les visites des quartiers ou des marchés.

Marché aux fleurs
Marché aux fleurs

J’adore manger et j’adore aussi cuisiner. Bangkok est donc pour nous l’occasion de nous initier à la cuisine thaï. Pour être honnête, on n’y a pas beaucoup cuisiné ; le travail est prémaché et l’instructrice fait pas mal de choses elle-même. Par contre, nous en avons appris pas mal sur les ingrédients utilisés notamment en réalisant les courses au marché. Le cours permet d’en apprendre un peu plus sur la culture et surtout le fait de ne pas trop en faire nous permet d’être attentifs. Le cours s’est étalé sur une matinée pendant laquelle on a bien mangé.

Élèves attentifs devant la prof
Élèves attentifs devant la prof

Une autre activité sympathique consiste à monter au sommet de l’un des gratte-ciels de la ville pour y observer la vie urbaine en prenant un peu de hauteur. Le point de vue du Baiyoke Sky Hotel est impressionnant pour sa hauteur mais aussi par la pollution qu’on distingue et dont on ne se rend pas forcément compte au niveau du sol. Au 84 ème étage, le bruit de la ville semble loin et on admire tranquillement et sans stress les incroyables bouchons qui ceinturent la ville.

Bangkok du haut de la Baiyoke Sky Hotel
Bangkok du haut de la Baiyoke Sky Hotel

De Bangkok, on entend beaucoup parler de la fameuse vie nocturne qui fait la réputation débridée de la mégalopole. Si nous nous sommes retrouvés dans le quartier « chaud » de Soi Cowboy, nous n’y avons pas vu grand chose. D’une part, la mort du roi a obligé les établissements de fêtards à réduire les décibels et d’autre part, si Bangkok est une ville qui ne dort jamais, nous oui ! A la tombée de la nuit, beaucoup de chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk des rues de Koasan Road proposent de nous emmener voir des ping-pong shows qui sont des attrape-touristes délocalisés en périphérie de la ville.

En fait, je dirais qu’une journée à Bangkok est plus fatiguante qu’une journée de vélo. C’est à moitié reposés que nous quittons la ville malgré les nombreux endroits inexplorés. Je garde en tête que mon retour en France se fera depuis cette capitale et que je pourrai découvrir ce que l’on n’a pas pu voir.

2 thoughts on “Bangkok, la ville qui ne dort jamais

  1. Bonjour les jeunes !

    Je vois que vous avancez bien, et que tout est découverte.
    J’imagine que vous serez déjà loin de Bangkok quand ce message vous parviendra, mais peut être le considerez-vous tout de même pour la suite de vore voyage.
    A part la plongée, les jus de fruit, les temples, les pad thai, et les pinpong shows, la thailande est aussi un haut lieu du massage.
    Et j’en avais justement profiter à Bangkok ! Je vous le conseille ! Ca va vous redonner la pêche pour continuer à pédaler 😉

    1. On désespérait de ne plus avoir de commentaires de ta part 🙂
      Les statistiques ne mentent pas, tu es notre meilleur commentateur !
      Nous n’en avons pas parlé dans les articles mais je te rassure nous nous sommes faits masser deux fois en Thaïlande. Mais tu fais bien de nous le rappeler, après notre petite boucle dans le plateau de Bolaven, on va prendre le temps de se faire masser avant de reprendre la route 😀

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