A Bac Ha Da Trek

C’est avec un grand plaisir que nous retrouvons nos amis : Emeric, Loriane, Olivia et Simon à Bac Ha. Ils nous accompagnent durant nos dernières semaines de voyage et pour changer nous leur avons demandé de raconter comment ils ont vécu ce voyage. Dans cet article, c’est Olivia qui raconte nos retrouvailles et notre « trek » de deux jours autour de Bac Ha.

Une vrai Pho vietnamienne sur un trottoir d’Hanoï, un train de nuit sans sommeil vers Lao Cai (Nord Vietnam), une liaison à vélo de Pho-Lu à Bac Ha plus ardue que prévue, et nous voilà avec les Trèfles, dimanche 25 décembre au matin (midi) assis au soleil à la terrasse d’un bistrot de Bac Ha en train d’attendre nos chers amis cyclo-voyageurs… partis tranquillement faire le marché ! (Ils adoooOorent les marchés !)

Olivia ne refuse jamais un verre d’alcool de riz

Feu les retrouvailles en grand’ pompe, spectaculaires, émouvantes que nous avions imaginées ! Quelques politesses d’usage et prise directe de la température locale :  déjeuner au marché superbement coloré des H’mong fleuris autochtones, jus de canne à sucre, beignets de banane, foire au buffle… les « Au-delà du guidon » font part de leur expérience 🙂 ; de l’indispensable « bao nhieu ? » pour connaître au préalable le prix acceptable des choses, à l’art de la négociation, joliment mis en pratique sur le trek des 2 jours suivants obtenu (arraché) au sympathique Tao pour 30 dollars de moins… (à savoir 50%). Et enfin,  apéro « à la Française », toasts au foie gras, fromage et vin rouge (ou soda rouge), et petits cadeaux (merci les Trèfles et merci le Papa d’Alexia) en guise de scellement de ces retrouvailles sobres mais heureuses et de fête de Noël reportée, mais ensemble.

Réveillon de Noël

26 et 27 décembre : deux jours de trek sur les hauteurs de Bac Ha, en compagnie du jeune Bon, puis rapidement de Bobby, fidèle compagnon d’Anthony sur ces (presque) deux jours, plus heureux là qu’en casserole (en effet, le « Titcho« , viande de chien, est une viande assez noble au Vietnam). Joli et surprenant spectacle à peine partis, à la casa de « Maria » (elle ne s’appelle sûrement pas comme ça) qui fabrique des nouilles de riz (des « bun ») à la main : les grains de riz sont pressés et mouillés dans une espèce de petite machine agricole, une mélasse est récupérée, cuite à la « crêpière » (vraiment comme nos crêpes), de façon à obtenir de la pâte de riz, rose et ultra fine (genre pâte à lasagne), qui sera après découpée, en lamelles ultra fines et régulières, à la main par Maria, c’est sans doute là le plus impressionnant du spectacle !

Les hauteurs de Bac Ha sont faites de petites collines, munies encore de nombreux petits « têts », tout recouverts de végétation moyenne. Le décor est comme en mutation : plus tout à fait vert, encore un peu humide, légèrement ocre, légèrement voilé, inégalement cultivé. Les sentiers, quelques fois trop accidentés pour une paire de sandales, montent et serpentent entre ces « puits »,  au gré du puzzle des cultures. Plus de riz dans les rizières mais les stries concentriques et resserrées des terrasses et la délimitation stricte des cultures sont bien apparentes vues du dessus, malgré le ciel cotonneux et les percées difficiles du soleil de décembre. Le chemin plus bas se fait entre « vergers » et bananiers, plantations de choux, fermes, et petits villages  « ethniques » avec ça et là « en liberté » quelques animaux qui seront mangés invariablement au besoin, buffles, bovins, (chiens, selon l’honneur qu’on voudra faire aux invités du repas….). Pas d’église, bien qu’une grande partie des Vietnamien de cette région soit catholique ou protestante, ni de temple, mais des écoles, toujours très décorées et très colorées, et des enfants aux jeux parfois inconnus des occidentaux, comme les « quilles-pétanques » qui consiste à dégommer avec sa propre « toupie » en bois, celle que l’autre a lancé d’un coup de ficelle.

Le soir chez l’habitant est toute une fête : la sortie du drone rassemble les curieux et émerveille les enfants comme les grands ! Le hotpot (sorte de fondue chinoise) servi au repas du soir ne manque pas de convivialité ni d’abondance, la surenchère des happy water (alcool de riz) rajoute à l’ambiance chaleureuse. Enfin, le partage des coutumes « fumatoires » locales pour Emeric et Anthony couronne l’authenticité du moment et occasionnera pour eux une bonne quinte de toux, pour nous un bon fou rire ! L’habitat collectif à l’étage, entre paillasses et moustiquaires bariolées est plein de charme et d’authenticité. Et le p’tit dèj’ pancakes choco-banane à mettre en pôle dans notre top des p’tits dèj’ !

Le drone a toujours beaucoup de succès au près des plus jeunes

 

 

3 thoughts on “A Bac Ha Da Trek

  1. Salut les jeunes !!
    Ca fait pas mal de temps que vous êtes rentrés, mais je prends quand mm le temps de lire vos derniers posts, et même d’envoyer un pti comments comme à mon habitude.

    Pas mal le réveillon ; mais rassurez moi, vous n’avez quand même pas manger du chien pour noël ??!! 🙂

    Wouah antho, tu mets 10 fois la photo de toi avec la tête ensanglantée et tu nous dis même pas ce qui t’est arrivé… Entre toi et moi, tu peux le dire que tu as peur qu’on t’enlève ton titre de Mike Horn des temps modernes 🙂

    Big Up

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